Échelle DB (Dubois-Buyse)

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Ladders and shadows (CC-BY)

Ladders and shadows (CC-BY)

L’échelle Dubois-Buyse (appelée couramment échelle DB) est une table de fréquence et de difficulté orthographique des mots, réalisée à partir des performances d’élèves âgés de 6 à 15 ans sur un corpus d’environ 4 000 mots français choisis pour leur très fréquente utilisation dans des écrits spontanés d’enfants et des textes d’adultes.

Son utilisation permet :

  • de s’entraîner sur des mots de difficulté orthographique croissante (principe des échelons) ;
  • de donner la priorité à l’acquisition des mots les plus fréquents plutôt que des mots rares, dont les enfants se serviront peu.

Cet outil permet donc de travailler à la fois l’orthographe lexicale (maîtriser l’orthographe usuelle, écrire les mots courants sans erreurs) et le vocabulaire (connaître le sens des mots, savoir les employer dans une phrase). Le découpage en échelon permet à chaque élève de progresser à son rythme, l’échelle pouvant être utilisée dès le CP jusqu’au CM2 (et même au-delà ! Je garde un souvenir ému de ces dictées de mots au collège lorsque mon prof de français annonçait : « ce matin nous allons faire un peu d’échelle du bois Bouizzzz… » Oui, bon, à l’époque je ne savais pas que je croyais qu’elle portait un nom poétique).

On trouve sur la toile de nombreux sites affichant et/ou faisant référence à l’échelle Dubois-Buyse, créée en… 1940 et heureusement actualisée en 1998. Il va sans dire que c’est l’échelle DB actualisée qu’il convient d’utiliser ! (astuce : si le mot « chantre » figure à l’échelon 12, ce n’est pas l’échelle actualisée !…)

Jugée malgré tout parfois obsolète, elle peut être complétée ou utilisée en parallèle avec d’autres outils :

Comment travailler avec l’échelle DB ?

J’utilise l’échelle DB dans le cadre de la démarche Pidapi : c’est un des outils d’évaluation de ceinture de vocabulaire pour la compétence « employer et écrire correctement les mots de l’échelle DB… ». On retrouve cette compétence dans toutes les ceintures, avec une progression basée sur la maîtrise des échelons : Ceinture jaune jusqu’à l’échelon 9 ; Ceinture orange jusqu’à l’échelon 13 ; Ceinture verte jusqu’à l’échelon 16 ; Ceinture bleue jusqu’à l’échelon 20 ; Ceinture marron jusqu’à l’échelon 25.
La progression a été construite en indiquant les échelons normalement acquis à 75 % selon l’âge des enfants.

Voici le fichier que j’utilise : il a été réalisé à partir de l’échelle DB actualisée, dans laquelle les noms sont précédés d’un déterminant pour une meilleure compréhension. Ce fichier permet aux élèves de noter et de visualiser leurs réussites en coloriant un point vert à chaque fois qu’un mot dicté lors du rituel a été bien écrit. Il s’arrête à l’échelon 20 car jusqu’à présent, avec mes élèves de CE2 et/ou de CM1, je n’ai pas encore eu besoin des échelons suivants correspondant à la ceinture marron…

Pour réussir cette compétence (lors d’un entraînement, d’un test ou d’une ceinture), il faut être capable d’écrire 10 mots de la ceinture visée sans erreur, puis d’écrire une phrase pour chaque mot afin de montrer qu’on en connaît le sens.

Les conditions d’un enseignement efficace de l’orthographe lexicale par la voie directe seraient donc les suivantes :
– qu’un enseignement systématique soit organisé ;
– que les performances soient évaluées régulièrement ;
– que les erreurs soient corrigées ;
– que des révisions systématiques soient organisées. (Source)

Chaque semaine, les élèves révisent les mots correspondant à la ceinture qu’ils visent : ils disposent de l’échelle DB actualisée dans leur « portfolio – boîte à outils » et en classe, de cartes d’entraînement par ceinture (créées par Sylvain Connac, disponibles ci-dessous).

Echelle DB – cartes d’entraînement
format Open Document [.odt]

Le vendredi, lors du rituel « échelle DB », par deux, ils se dictent dix mots parmi ceux qui ont été révisés, à l’aide des cartes d’entraînement, puis se corrigent mutuellement. Pour terminer, ils pointent leurs réussites (chaque mot écrit sans erreur) dans le portfolio à l’aide d’un point vert à côté du mot. « Cet outil ne tient compte que des réussites. Un échec, c’est seu­lement une future réussite. » (Michel Barrios)
Quand un élève a obtenu 4 points verts pour un mot, il peut le colorier au crayon de couleur (jaune si c’est un mot de ceinture jaune), et considérer qu’il n’a plus vraiment besoin de le réviser…

Lorsqu’un élève effectue un entraînement ou un test de vocabulaire, ou lorsqu’il présente une ceinture, je lui demande à l’issue de la dictée de 10 mots d’écrire une phrase pour chaque mot afin de montrer qu’il en connaît le sens.

Entraînement pour bien apprendre les mots de l’échelle DB
en classe ou à la maison) – technique d’apprentissage de l’orthographe présentée par Michel Barrios dans le Nouvel Éducateur n°67.
1 – je lis le mot les yeux ouverts ;
2 – je lis le mot les yeux fermés ;
3 – j’écris le mot les yeux ouverts (avec le doigt, dans le vide) ;
4 – j’écris le mot les yeux fermés (avec le doigt, dans le vide) ;
5 – je cache le mot, puis je le copie au moins 3 fois sans erreur (au brouillon).
6 – lorsque j’ai réussi, je choisis un autre mot.

Crédit image : Ladders and shadows, by Jake Stimpson (CC-BY), via Flickr
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Une réflexion sur “Échelle DB (Dubois-Buyse)

  1. Connaissez-vous EOLE, échelle d’acquisition de l’orthographe lexicale, de Béatrice et Philippe Pothier, chez Retz ?
    C’est un excellent outil, enfin, je trouve…
    je travaille également avec un autre ouvrage de B.Pothier, toujours chez Retz : comment les enfants apprennent l’orthographe

    Bonne journée

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