Enfants d'hier, enfants d'aujourd'hui

Si les enfants d’aujourd’hui semblent manifester davantage de colère que les enfants d’hier, c’est peut-être parce qu’ils font face à bien davantage de stimulations, d’occasions, de choix, de déceptions…

Almanach des Postes et des Télégraphes, registre 1914-1915 - Les débuts du jeune ladLes enfants d’hier ne faisaient pas de comédie dans les supermarchés parce que les supermarchés n’existaient pas. Ils ne hurlaient pas quand on éteignait la télévision, parce qu’il n’y avait pas de télévision. Les enfants d’hier ne faisaient pas non plus toute une histoire quand leur mère oublait leurs céréales préférées, parce qu’ils n’avaient pas de céréales préférées. La mère n’oubliait d’ailleurs pas la bonne boîte, parce qu’il n’y avait pas de belles boîtes. Il n’y avait pas tant de choix ni d’occasions de préférer.

Il est certain que le petit Bangladais ou le petit Soudanais ne font pas de telles comédies mais ce n’est pas parce qu’ils seraient plus raisonnables ou plus sages. Ils n’ont tout simplement pas été habitués à la boîte de céréales et ne sont pas confrontés au même monde de profusion.

Ce ne sont pas les enfants qui ont changé, mais leur environnement. Nous oublions parfois que nos enfants ne sont pas équipés pour faire face à cette société hyper stimulante.

Au lieu de les punir de leur réaction face à ces environnements dans lesquels nous les plongeons, notre rôle pourrait être de les aider à gérer ce stress, à muscler leur cerveau pour trier les informations.

Isabelle Filliozat, « J’ai tout essayé ! » Opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*